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L'île de Faial.
 
   

Croisière en voilier.

Co-navigation.

Croisière naturiste.

Faial est une île assez petite de 21kms de long par 15kms de large. Elle fut colonisée en 1432 par des Flamands et doit son nom à la présence de nombreux faiais (hêtres). Elle est surnommée l'île bleue en hommage aux hortensias bleus qui y fleurissent tout l'été. L'île est un volcan avec un superbe cône qui culmine à 1043 m. Son cratère de 2km de diamètre et de 400 m de profondeur est magnifique et on peut en faire le tour à pied.
Nous quittons Lares do Pico en début de matinée pour Horta sur l'île de Faial. Une vingtaine de milles séparent ces deux îles soit 5 heures de navigation. Il ne faut pas arriver trop tard, car ici, aux Açores, nous devons faire des formalités d'entrée et sortie à chaque escale. Ce n'est pas vraiment contraignant, mais ça prend un peu de temps. Au bureau du port, José nous accueille avec beaucoup de gentillesse et nous trouve toujours une super place pour la nuit.

A notre arrivée avec Ariane et Martin, le 9 septembre, un bateau de légende est en escale à Horta : le Pend-Duick VI. Et il n'est là par hasard. Marie Tabarly souhaite réfléchir aux grands défis de l'humanité en parcourant le monde à bord de Pen-Duick VI accompagnée d'invités remarquables, afin d'aller à la rencontre d'autres Terriens. Ce projet s'appelle « ELEMENT' TERRE » et a quatre objectifs:

- Participer à l'élaboration d'un mieux-être commun
- Mettre en lumière les grands défis de l'Humanité
- Se (re)connecter à nos natures
- Créer un réseau de valeurs

Je souhaite bonne chance à Marie pour ce projet ambitieux et nécessaire. De tout coeur, Merci.

L'île de Faial a un statut bien particulier dans le cœur des navigateurs au grand large. C‘est une escale incontournable pour tous les voiliers qui reviennent des Antilles. Tous les grands et petits navigateurs qui se sont arrêtés dans le port d'Horta ont laissé une trace sous la forme d'une peinture. Du simple nom daté à une fresque élaborée avec talent, ces dessins nous font voyager et excitent notre imaginaire. La légende nous dit que ces peintures sont un remerciement à la mer pour cette longue traversée qui vient de s'achever et une demande de clémence pour les navigations futures

Horta, c'est aussi le « Café Sports ». Tous les marins en escale vont boire un ou plusieurs Gin Tonic chez Peter. Peter, aujourd'hui décédé, était fasciné par les voileux qui à l'époque se comptaient sur les doigts d'une main. Il venait leur parler puis leur proposait une bonne douche chaude. Il se mettait en quatre pour résoudre les mille et un problèmes qu'a un voiler après une grande traversée. Son café sert toujours de boite postale. La popularité de Peter est mondiale et c'est un honneur que de s'assoir à une table et de s'imprégner de l'ambiance unique de ce lieu. Au nom de tous les marins du monde entier, Merci Peter.

Bon, ce n'est pas le tout, mais nous devons rafraichir et compléter notre dessin que nous avions créé lors de notre dernière escale à Horta en 2016.

Annie ajoute 2019, puis chaque équipier y écrit son nom avec quelques fois un petit symbole local, n'est-ce pas Sébastien, le mont Pico, tu l'as fait et ce n'était pas rien....

Et c'est parti pour une petite balade. Nous faisons le tour de Monte da Guia. La promenade part de la ville en direction du Sud. On longue la plage, puis il faut monter le mont Guia, et que c'est raide, pour arriver enfin au sommet. La vue sur Horta est magnifique..
De l'autre côté du mont, nous avons vue sur un double cratère en partie effondré formant une magnifique crique.
Nous longeons la crête pour ensuite redescendre sur la droite et rejoindre la plage en longeant la mer.

Après l'effort le réconfort. Au menu : Cataplana de fruits de mer. Bon appétit.

Comme souvent en escale, nous rencontrons des amis de longue date. Ce soir c'est Guy et Bochra qui arrivent des Antilles. Il ne faut surtout pas rater l'occasion de se retrouver et de faire la fête.

Nous décidons, avec Ariane et Martin de louer une voiture pour faire le tour de l'île. C'est une excellente idée car l'île semble magnifique. Alors, en voiture Simone.

Ici, aux Açores la houle est omniprésente et souvent forte. Des bassins ont été aménagés pour la baignade. Certaine piscines naturelles aménagées dans les rochers sont très belles.

En 1957, une terrible éruption volcanique secoua l'île. De nombreux édifices, églises, phares, maisons se sont effondrés.

Les piscines naturelles de Salao sont de toute beauté. Il y a pas mal de houle, mais une petite baignade nous tente vraiment Ariane et moi… Allez hop, il suffit de choisir la bonne vague et c'est parti, un délice.

Nous nous réfugions dans un bassin qui casse la houle. C'est quand même moins Rock and Roll.

En 1957, lors de la terrible éruption volcanique, le volcan de capelinhos sorti de la mer en agrandissant l'île du côté Ouest. Il forme aujourd'hui un paysage lunaire, désertique.

Nous montons voir la caldera, mais il n'y a rien à voir, on est dans les nuages.

Alors nous terminons la visite par le double cratère de Monte da Guia.

On a passé une super journée et on est un peu fatigué. Annie nous prépare une bonne pizza histoire de nous requinquer car demain on navigue. Cap sur Sao Jorge.